Un petit balai à main est un projet pratique pour débuter le travail des fibres naturelles. Il ne nécessite aucun cadre compliqué : sa partie active est constituée de fibres rigides de sorgho à balai disposées autour d’un manche en bois droit, puis liées assez fermement pour résister à un balayage répété.
Le balai terminé peut être étroit pour une cheminée, un établi ou un seuil, ou plus large pour ramasser les miettes sur un sol. Son caractère vient du matériau lui-même. Le sorgho à balai varie en longueur, en rigidité et en couleur ; l’objectif n’est donc pas une uniformité parfaite, mais une surface de balayage régulière et bien soutenue.
Matériaux et outils
Vous aurez besoin de :
- Sorgho à balai ou autre herbe naturelle rigide et bien sèche
- Un manche droit en bois dur, d’une longueur approximativement égale à celle souhaitée pour le balai terminé
- De la ficelle de lin cirée ou une ficelle solide
- Des ciseaux bien aiguisés
- Une petite scie à main, si le manche doit être raccourci
- Un bol ou une bassine peu profonde remplie d’eau
Le manche doit être droit, lisse et agréable à tenir. Vous pouvez utiliser une branche si elle est saine et bien sèche, mais éliminez tous les nœuds et échardes coupants avant l’assemblage. Le hêtre, le frêne, l’érable et les autres bois durs à grain serré conviennent lorsqu’ils sont disponibles.
Le sorgho à balai est souvent vendu en bottes. Choisissez des tiges sèches, propres et exemptes de moisissure. Les fibres doivent pouvoir se courber légèrement sans sembler molles ou humides. Des tiges très cassantes se briseront au moment du ligaturage ; un matériau encore vert risque de rétrécir en séchant et de desserrer le balai terminé.
Prévoir la taille et la forme
Commencez par déterminer l’usage du balai. Un petit balai-brosse peut avoir une surface de balayage de 15 à 25 centimètres de largeur. Un balai à main plus large nécessite davantage de matériau et une fixation plus solide, mais il doit rester assez léger pour être manié d’une seule main.
Tenez quelques tiges contre le manche et imaginez l’angle du balai terminé. Les fibres peuvent être disposées dans le prolongement du manche, ou s’évaser doucement vers l’extérieur. Une légère ouverture donne un bord de balayage utile sans rendre la botte difficile à ligaturer.
Le sorgho à balai sera attaché autour du manche près d’une extrémité. Laissez suffisamment de bois dégagé au-dessus de la fixation pour former une poignée. Si le manche est trop long, marquez-le et coupez-le avec une petite scie avant de commencer. Lissez l’extrémité coupée et arrondissez les bords tranchants avec un couteau ou du papier abrasif.
Préparer le sorgho à balai
Séparez la botte et retirez les feuilles, les enveloppes détachées et les tiges cassées. Triez les tiges en groupes approximatifs selon leur longueur. Les pièces les plus longues et les plus droites formeront l’extérieur et le bord de travail ; les pièces plus courtes pourront remplir le centre de la botte.
Si le matériau est particulièrement sec et risque de se casser, humidifiez-le brièvement dans l’eau. Ne le faites pas tremper longtemps. Une humidification courte rend les fibres plus souples, tandis qu’un trempage prolongé peut les faire gonfler et ralentir leur séchage. Posez les tiges humidifiées sur un linge et laissez l’excédent d’eau s’égoutter avant de les attacher.
Conservez les extrémités naturelles ou les plumets alignés. Si les extrémités du sorgho sont irrégulières, orientez les pièces de manière à présenter vers l’extérieur la partie la plus souple et la plus utile pour balayer. Les extrémités coupées des tiges doivent se trouver autour du manche.
Assembler la botte de fibres
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Former un petit cœur. Rassemblez une poignée de tiges plus courtes et placez leurs extrémités coupées ensemble. Ce cœur central donne du volume à la botte et empêche le manche de transparaître au milieu.
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Ajouter les tiges longues. Disposez les pièces plus longues autour du cœur, une à une, en gardant leurs extrémités coupées au même niveau. Travaillez tout autour de la botte plutôt que d’ajouter tout le matériau d’un seul côté. Le balai restera ainsi équilibré.
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Vérifier la largeur. Tenez la botte d’une main et faites glisser les extrémités libres sur une surface plane. Ajoutez ou retirez des tiges jusqu’à obtenir une surface de balayage pleine, mais pas trop compacte. Une botte trop épaisse est difficile à serrer correctement et peut devenir peu maniable.
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Placer le manche. Insérez le manche au centre des extrémités coupées. Il doit pénétrer suffisamment dans la botte pour être maintenu solidement, mais pas au point de perturber les fibres de travail. Pour un petit balai à main, quelques centimètres d’insertion suffisent généralement si la fixation est solide et bien positionnée.
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Refermer la botte autour du bois. Répartissez régulièrement le sorgho à balai autour du manche. Faites tourner l’ensemble au fur et à mesure, en pressant les fibres vers l’intérieur afin d’éviter les grands espaces. La première ligature déterminera la forme de tout le balai.
Fixer le manche
Utilisez de la ficelle de lin cirée si vous en avez. Elle accroche bien les tiges sèches et se tend plus facilement qu’un fil lisse non ciré. Une ficelle solide peut également convenir, à condition qu’elle ne coupe pas les fibres lorsqu’elle est serrée.
Commencez par une ligature serrée près de l’extrémité du manche. Enroulez la ficelle plusieurs fois autour de toute la botte, en plaçant chaque tour contre le précédent. Tirez fermement tous les quelques tours, mais évitez d’écraser les tiges. La ligature doit maintenir les fibres immobiles sans les fendre.
Faites un nœud solide sur le côté ou sous le balai. Une seconde ligature, un peu plus bas sur le manche, donnera davantage de stabilité à la botte et aidera à former une épaule progressive. Pour un balai plus large, trois ligatures peuvent être utiles : une en haut, une au centre de la botte de tiges et une plus basse pour maîtriser l’évasement.
Pour rendre le balai plus confortable, enroulez une courte section de ficelle autour de la partie dégagée du manche afin de former une poignée simple. Cette étape est facultative, mais elle offre une meilleure prise et recouvre les petites imperfections du bois.
Après avoir noué la ficelle, mettez le balai de côté jusqu’à ce que les fibres soient complètement sèches. Si le sorgho à balai a été humidifié, le séchage peut modifier légèrement la tension. Vérifiez les nœuds une fois le balai sec et resserrez la fixation si la botte s’est desserrée.
Façonner et égaliser la surface de balayage
Posez le balai sur une surface plane, les extrémités de travail réunies. Repérez les pièces qui dépassent nettement des autres. Commencez par couper uniquement les fibres les plus irrégulières. Retirer trop de matière rendrait la surface de balayage trop fine et réduirait la durée d’utilisation du balai.
Pour obtenir un bord droit, maintenez fermement le balai et coupez les extrémités avec des ciseaux bien aiguisés. Un bord légèrement arrondi ou peu incliné peut être plus tolérant sur les surfaces irrégulières. Les balais traditionnels à main n’ont pas besoin d’une finition parfaitement d’équerre ; ils ont besoin d’un bord qui reste bien en contact avec la surface sans accrocher.
Si les fibres s’écartent trop largement, ajoutez une ligature près de la base de la surface de balayage. Si elles sont trop rigides et trop serrées, retirez quelques tiges des couches extérieures. Travaillez progressivement. Il est plus facile d’enlever du matériau que d’en ajouter.
Erreurs courantes à éviter
Utiliser un matériau humide ou vert
Les végétaux frais peuvent rétrécir en séchant et laisser une ligature lâche. Utilisez du sorgho à balai correctement séché et ne l’humidifiez que brièvement lorsque cela est nécessaire pour le façonner.
Ligaturer une botte irrégulière
Si les extrémités coupées sont dispersées à des hauteurs différentes, la ficelle serrera certaines tiges et en laissera d’autres lâches. Alignez les tiges avant le premier tour et faites tourner le balai pendant le travail.
Faire le manche trop court
Un manche court peut ne laisser que trop peu de place pour une prise confortable au-dessus de la ligature. Déterminez l’usage prévu avant de le couper et laissez une longueur supplémentaire jusqu’à ce que le balai soit assemblé.
Tirer sur la ficelle au-delà de la résistance des fibres
Une ficelle très serrée ne rend pas toujours le balai plus solide. Une pression excessive peut écraser les tiges ou les couper. Une tension ferme et régulière est plus utile que la force.
Égaliser avant que la ligature ne se soit stabilisée
Les fibres peuvent légèrement bouger pendant la fixation et le séchage. Terminez d’abord les ligatures, laissez sécher le balai, puis effectuez la coupe finale.
Entretenir le balai terminé
Gardez le balai au sec entre deux utilisations et rangez-le en maintenant les fibres de travail éloignées du sol. Le laisser constamment appuyé sur sa surface de balayage courbera les tiges extérieures et rendra le bord irrégulier. Un clou, une boucle ou un simple crochet traversant le manche convient pour le rangement.
Secouez les miettes et la poussière au lieu de frapper fortement le balai contre un mur. Si les fibres se salissent, brossez-les doucement ou essuyez-les avec un linge à peine humide, puis laissez le balai sécher complètement. Ne laissez pas le matériau naturel dans l’eau.
Avec le temps, les extrémités extérieures s’assoupliront et s’useront. C’est normal. Ne coupez que les pièces endommagées ou excessivement longues, et resserrez la ficelle si la botte commence à bouger. Un balai à main bien fabriqué est un objet modeste, mais son utilité repose sur ces petites attentions : des fibres alignées, une fixation solide, un manche sec et une surface de balayage adaptée au travail demandé.